Freud était un poète (1989)

par Olivier Aulry
 
 

Freud était un poète

on ne l’a pas su. Lui aussi

s’est abusé en sautant de sa propre colonne d’air

dans le vaste et plus lent cyclone de la vague,

de la vague babélienne de cet orgueil juché sur cent misérables ergots.

– La sienne érigeant (rapprochons les dates) la Tour Eiffel. Il avait 33 ans quand elle fut achevée. Rimbaud, 35, errait dans les sables.

Je l’ai compris en méditant, quelques semaines après avoir lu Malaise dans la civilisation. Il a la cruauté et l’humour de ce poète qu’il n’a pas été, le sens de l’épopée : il nous conte l’humanité à grands traits. Et puis, surtout, c’est dans une certaine note qu’il exhibe vraiment la preuve d’un poème conçu, nié, mais réel : le feu. Il y parle de zizis pissant sur le feu, comme par jeux virils, et que le feu fut sauvé par la femme.

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